À l’aube du XIXe siècle, le village de Longueuil est peu habité. Son essor débute avec la cession d’une partie du terrain de l’ancien château fort à la Fabrique Saint-Antoine. La baronne souhaite y faire construire une nouvelle église. Des pierres du château fort, incendié une vingtaine d’années plus tôt, sont réutilisées pour le nouveau lieu de culte. Certaines de ces pierres sont intégrées dans l’actuelle cocathédrale construite au XIXe siècle. La rue Saint-Charles est prolongée à l’ouest du chemin de Chambly et le village prend forme en bordure des deux artères.

Une auberge s’installe devant l’église au début des années 1810. Le bâtiment est éventuellement converti en école. La congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada en fait ensuite sa première demeure. En 1818, l’île Sainte-Hélène et l’île ronde sont vendues. La résidence seigneuriale s’établit au village, d’abord sur la rue Saint-Antoine, puis Charlotte. Un moulin à vapeur remplace le moulin à vent.

En 1835, une partie du domaine seigneurial est loti et des rues sont tracées sur une trame orthogonale. Les barons Grant morcellent leur domaine et soutiennent l’implantation de nouvelles structures qui favorisent la croissance de la municipalité de Longueuil.

Au même moment, la crise agricole frappe. Les techniques agricoles déficientes, la surpopulation rurale, la spéculation foncière et les taux élevés des contrats de concessions attisent la colère des censitaires. Les habitants de Longueuil seront les premiers à se rebeller. La fin du régime seigneurial approche.

Croquis du coeur du village
1894. Dessin facsimilé par J.L. Vincent. Ville de Longueuil. Archives, Fonds de la Ville de Longueuil (2002- ).

Le village de Longueuil s’est développé à l’est du chemin de Chambly. À l’ouest, des terrains sont concédés pour une église et un cimetière de même que quelques lots. Ce plan produit vers 1830, en serait un de planification pour le développement du futur village. De fait, en 1835, la majorité des concessions vendues sont au sud de la rue Saint-Charles.


Carte des rues de Longueuil en 1810
1889. Dessin facsimilé par A. Jodoin et J.L. Vincent. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

En 1810, les rues percées à l’est du chemin de Chambly marquent les emplacements concédés. Toutefois, souvent les concessions ne sont pas exploitées et les lots demeurent vacants. La carte montre les lots avec une bâtisse en 1810. La carte montre aussi que l’on projette d’ouvrir quelques rues à l’ouest le long du chemin de Chambly.


La baronne donne un terrain pour la construction d’une église
La baronne donne un terrain pour la construction d’une église
1852. Société d’histoire de Longueuil. Fonds de la baronnie de Longueuil.

À l’origine de nombreuses églises au Québec, il y a le don d’un lot pour sa construction. Ce titre nouvel (acte de reconnaissance de dette) de 1852, confirme la donation d’un terrain en 1809 par Marie-Charles Joseph Grant, 4e baronne, à la Fabrique Saint-Antoine, représentée par Augustin Chaboillez, prêtre et Paschal Achim, marguiller. Ce don marque le début du développement accéléré du village sous l’impulsion de la baronne.


L’Église Saint-Antoine inaugurée en 1814
s.d. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

Lorsque des paroissiens obtiennent la permission d’ériger une église, ils ont des responsabilités. Pour l’église de 1811, chaque propriétaire doit fournir entre autres au moins un tiers de toise (60 cm) de maçonnerie (pierre), un voyage de platin (terre basse ou sable), deux journées d’homme avec cheval et voiture et au moins un boulin de 18 pi (échafaudage de 5,5 m inséré dans la maçonnerie).


Manoir de la baronne de Longueuil
E.-Z. Massicotte, [ca 1920]. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

Abandonnée en 1922, la maison de la baronne est une résidence d’inspiration française. L’absence de fondations, les lucarnes, les nombreuses fenêtres à carreaux ornées de volet et la porte unique figurent parmi ses caractéristiques. Ses deux étages et demi, le plan rectangulaire au sol et le toit à quatre versants évoquent les habitations de la classe aisée.


Carte des rues de Longueuil en 1835
1889. Dessin facsimilé par : A. Jodoin et J.L. Vincent. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

À compter de 1809, suivant la concession d’un terrain à l’ouest du chemin de Chambly pour l’église, le développement s’accélère. La rue Saint-Charles est prolongée vers l’ouest et des résidents s’y établissent. En 1835, la baronne fait préparer des plans afin de diviser une partie du domaine en lots. Elle projette alors de développer les rues Grant, Saint-Alexandre, Sainte-Élizabeth, Saint-Laurent et Caroline.


Ancien pont sur le ruisseau Saint-Antoine
s.d. Ville de Longueuil. Archives, Fonds de la Ville de Longueuil (2002- ).

À l’origine, un petit cours d'eau traverse le territoire de Longueuil du sud au nord. Prenant sa source dans le secteur du boulevard Roland-Therrien. Il s’écoule vers le centre du noyau villageois pour se jeter dans le fleuve. Provoquant parfois des inondations au printemps, le ruisseau est détourné vers des égouts, puis peu à peu comblé. Le pont était situé sur la rue Saint-André.


À l’aube du XIXe siècle, le village de Longueuil est peu habité. Son essor débute avec la cession d’une partie du terrain de l’ancien château fort à la Fabrique Saint-Antoine. La baronne souhaite y faire construire une nouvelle église. Des pierres du château fort, incendié une vingtaine d’années plus tôt, sont réutilisées pour le nouveau lieu de culte. Certaines de ces pierres sont intégrées dans l’actuelle cocathédrale construite au XIXe siècle. La rue Saint-Charles est prolongée à l’ouest du chemin de Chambly et le village prend forme en bordure des deux artères.

Une auberge s’installe devant l’église au début des années 1810. Le bâtiment est éventuellement converti en école. La congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada en fait ensuite sa première demeure. En 1818, l’île Sainte-Hélène et l’île ronde sont vendues. La résidence seigneuriale s’établit au village, d’abord sur la rue Saint-Antoine, puis Charlotte. Un moulin à vapeur remplace le moulin à vent.

En 1835, une partie du domaine seigneurial est loti et des rues sont tracées sur une trame orthogonale. Les barons Grant morcellent leur domaine et soutiennent l’implantation de nouvelles structures qui favorisent la croissance de la municipalité de Longueuil.

Au même moment, la crise agricole frappe. Les techniques agricoles déficientes, la surpopulation rurale, la spéculation foncière et les taux élevés des contrats de concessions attisent la colère des censitaires. Les habitants de Longueuil seront les premiers à se rebeller. La fin du régime seigneurial approche.

Croquis du coeur du village
1894. Dessin facsimilé par J.L. Vincent. Ville de Longueuil. Archives, Fonds de la Ville de Longueuil (2002- ).

Le village de Longueuil s’est développé à l’est du chemin de Chambly. À l’ouest, des terrains sont concédés pour une église et un cimetière de même que quelques lots. Ce plan produit vers 1830, en serait un de planification pour le développement du futur village. De fait, en 1835, la majorité des concessions vendues sont au sud de la rue Saint-Charles.


Carte des rues de Longueuil en 1810
1889. Dessin facsimilé par A. Jodoin et J.L. Vincent. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

En 1810, les rues percées à l’est du chemin de Chambly marquent les emplacements concédés. Toutefois, souvent les concessions ne sont pas exploitées et les lots demeurent vacants. La carte montre les lots avec une bâtisse en 1810. La carte montre aussi que l’on projette d’ouvrir quelques rues à l’ouest le long du chemin de Chambly.


La baronne donne un terrain pour la construction d’une église
La baronne donne un terrain pour la construction d’une église
1852. Société d’histoire de Longueuil. Fonds de la baronnie de Longueuil.

À l’origine de nombreuses églises au Québec, il y a le don d’un lot pour sa construction. Ce titre nouvel (acte de reconnaissance de dette) de 1852, confirme la donation d’un terrain en 1809 par Marie-Charles Joseph Grant, 4e baronne, à la Fabrique Saint-Antoine, représentée par Augustin Chaboillez, prêtre et Paschal Achim, marguiller. Ce don marque le début du développement accéléré du village sous l’impulsion de la baronne.


L’Église Saint-Antoine inaugurée en 1814
s.d. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

Lorsque des paroissiens obtiennent la permission d’ériger une église, ils ont des responsabilités. Pour l’église de 1811, chaque propriétaire doit fournir entre autres au moins un tiers de toise (60 cm) de maçonnerie (pierre), un voyage de platin (terre basse ou sable), deux journées d’homme avec cheval et voiture et au moins un boulin de 18 pi (échafaudage de 5,5 m inséré dans la maçonnerie).


Manoir de la baronne de Longueuil
E.-Z. Massicotte, [ca 1920]. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

Abandonnée en 1922, la maison de la baronne est une résidence d’inspiration française. L’absence de fondations, les lucarnes, les nombreuses fenêtres à carreaux ornées de volet et la porte unique figurent parmi ses caractéristiques. Ses deux étages et demi, le plan rectangulaire au sol et le toit à quatre versants évoquent les habitations de la classe aisée.


Carte des rues de Longueuil en 1835
1889. Dessin facsimilé par : A. Jodoin et J.L. Vincent. Ville de Longueuil. Archives, Fonds du Musée Charles-LeMoyne (Banque Laurentienne).

À compter de 1809, suivant la concession d’un terrain à l’ouest du chemin de Chambly pour l’église, le développement s’accélère. La rue Saint-Charles est prolongée vers l’ouest et des résidents s’y établissent. En 1835, la baronne fait préparer des plans afin de diviser une partie du domaine en lots. Elle projette alors de développer les rues Grant, Saint-Alexandre, Sainte-Élizabeth, Saint-Laurent et Caroline.


Ancien pont sur le ruisseau Saint-Antoine
s.d. Ville de Longueuil. Archives, Fonds de la Ville de Longueuil (2002- ).

À l’origine, un petit cours d'eau traverse le territoire de Longueuil du sud au nord. Prenant sa source dans le secteur du boulevard Roland-Therrien. Il s’écoule vers le centre du noyau villageois pour se jeter dans le fleuve. Provoquant parfois des inondations au printemps, le ruisseau est détourné vers des égouts, puis peu à peu comblé. Le pont était situé sur la rue Saint-André.


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